Actualités :

Les JT de Spirou au Festival d’Angoulême

- 31/01/2017

L’intrépide équipe du JT de Spirou a suivi de près tous les événements qui ont eu lieu lors du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, nos reporters étaient partout !

Fresque géante signée Frank Pé, un grand prix venu de Suisse, un Spirou gonflable géant, une expo pleine de gaffes et plein d’autres surprises…

Résolument décalé, (re-)découvrez maintenant les JT de Spirou et (re-vivez le Festival comme si vous y étiez !

Jeudi 26 janvier 2017

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Interviews :

Spirou et Fantasio au Congo, suite et fin de « La femme léopard »

- 26/12/2016

Le Spirou de Schwartz et Yann : Le Maître des hosties noires
Spirou, Fantasio, Spip, et la belle Aniota repartent sur le chemin de l’aventure et des mythiques femmes léopards. Frisson, magie noire, exotisme et évidemment, beaucoup de second degré parsèment ce deuxième épisode signé Schwartz et Yann, bien décidés à nous faire voir du pays ! Direction le Congo belge, en 1947.

YANN : Olivier avait envie d’exotisme après s’être tapé tout un album à Bruxelles et Paris, il avait besoin de grands espaces !

SCHWARTZ : On a voulu jouer avec les représentations de l’Afrique d’après-guerre, histoire de marquer un décalage.

YANN : Avec Spirou, on est dans l’humoristique. Le but est de distraire tout en essayant au détour des cases d’aborder quelques sujets plus importants. Ce qui m’intéressait c’était de parler de tout ce qui tourne autour des fétiches, des sorciers. C’est à la fois effrayant et pittoresque. Pendant qu’Olivier dessinait l’épisode précédent, j’ai eu le temps de beaucoup me documenter, de lire des livres très sérieux sur les rituels des fétichistes.

Olivier, comment avez-vous dessiné le Congo de cette époque ?

SCHWARTZ : Je ne suis pas allé sur place et j’ai peu utilisé de documentation… Comme pour Bruxelles d’ailleurs. Je me suis inspiré de quelques photos, mais pour l’essentiel, ce sont des pays rêvés. La restitution doit beaucoup à l’imaginaire. Même s’il y a un fond de réalisme, Spirou reste une série comique.

Il y a aussi toute une imagerie de l’Afrique coloniale. C’est ce que vous avez voulu rendre ?

SCHWARTZ : Je me suis posé quelques questions. Comment dessiner les Noirs, par exemple ? Comme mes Blancs sont eux-mêmes caricaturaux, je suis resté proche de clichés comme on en trouve dans la bande dessinée franco-belge. Mais on n’est pas non plus dans les grosses lèvres rouges des Noirs dans Tintin au Congo !
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Interviews :

Frank Pé nous raconte son aventure avec Spirou

- 28/07/2016

Frank Pé est de retour depuis quelques semaines dans le Journal de Spirou avec « La Lumière de Bornéo », une aventure originale de Spirou réalisée avec la complicité de Zidrou.

Question inévitable : qu’est-ce qui t’a donné envie de te frotter à ce héros fondateur du journal, déjà si fréquenté par tant d’auteurs différents ?

Ce qui m’a donné envie, c’est ce côté fondateur justement, mais fondateur de mon propre parcours : Franquin est l’auteur qui m’a quasiment éveillé à la bande dessinée, avec une ouverture du coeur qui m’est restée jusqu’à maintenant, et qui n’a fait que s’amplifier au fil des ans. L’envie de faire un Spirou m’a toujours titillé, mais l’humilité s’impose tout de suite, ah ! Il m’a fallu atteindre presque mes soixante ans pour me dire : « Allez, peut-être que maintenant, je vais oser ! » Surtout qu’il ne s’agit plus de faire du Franquin, mais de faire du Spirou, tout simplement, à ma manière. Là, je me suis débloqué, je me suis dit : « On y va, quoi ! »

Le Spirou de Frank et Zidrou : Premier découpage de la planche 1Le Spirou de Frank et Zidrou : Version définitive de la planche 1Le Spirou de Frank et Zidrou : premier découpage de la planche 2Le Spirou de Frank et Zidrou : recherches graphiquesLe Spirou de Frank et Zidrou : recherches graphiques

Tu cites Franquin, mais il s’est passé beaucoup de choses dans cette série depuis sa reprise par Fournier en 1970… Est-ce que les différentes reprises du personnage t’ont aidé à te décomplexer face à la responsabilité de dessiner Spirou ?
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Avant-première :

Des images du Spirou de Frank Pé et Zidrou

- 25/05/2016

Le 7 octobre prochain paraîtra « La lumière de Bornéo », le Spirou de Frank Pé et Zidrou.

Spirou n’est plus journaliste ! Après avoir refusé de modifier un article un peu trop critique sur un barrage hydroélectrique en pleine jungle palombienne financé par un gros annonceur du journal, Spirou claque la porte du Moustique. Désoeuvré, il décide de prendre le temps de vivre et de rattraper le temps perdu, notamment en se mettant à la peinture et au jardinage. Mais d’étranges événements vont l’empêcher de réaliser ses envies.

Frank est passé la semaine dernière au bureau de Marcinelle pour déposer quelques planches magnifiques. Nous en avons profité pour faire quelques clichés rapides que nous partageons aujourd’hui avec vous en avant-première.

Des images du Spirou de Frank Pé et ZidrouDes images du Spirou de Frank Pé et ZidrouDes images du Spirou de Frank Pé et ZidrouDes images du Spirou de Frank Pé et Zidrou

Interviews :

Feroumont : Spirou, ou la figure classique du héros

- 6/04/2016

Le Spirou de Benoit Feroumont

Cela fait déjà quelques années que Benoît Feroumont nous régale avec les aventures du Lien :
Royaume

Aujourd’hui, il quitte son Moyen-Âge de fantaisie pour se plonger dans le Bruxelles contemporain et y faire se balader un mythe de la BD : Spirou.

D’où est née ton envie de faire un Spirou ?

C’est une proposition qui est venue de Sergio Honorez, le directeur éditorial de la maison, qui m’a simplement dit : « Si tu en as envie, penses-y ! » C’est alors que j’ai commencé à y réfléchir, et j’ai d’abord travaillé avec les frères Malandrin (Cinéastes, réalisateurs de Je suis mort mais j’ai des amis, Ndlr) ; ils m’ont proposé une première version d’un scénario que je n’ai pas aimé, nous en avons discuté et nous avons abandonné notre collaboration en très bons termes. Néanmoins, ce scénario m’a permis de rebondir, car il m’a amené à la question fondamentale : qu’est-ce que c’est, un héros comme Spirou ? Et ma deuxième interrogation fut : comment se fait-il qu’il ne croise jamais des femmes ?

En ce qui concerne l’absence de femmes, on a une réponse : la bande dessinée belge, dans les années 1950, était surveillée de près par la censure française.

Oui, bien sûr ! D’ailleurs, je voyais bien Spirou comme une espèce de boy-scout des années 1950. Ce qui m’intéressait en m’emparant du personnage, c’était de le mettre dans notre époque, et pour ce faire, le placer face aux femmes d’aujourd’hui. Pas pour le déniaiser, pas pour ajouter une quelconque dimension érotique au mythe, mais pour le confronter à notre vie de tous les jours. Cette envie a été le déclic pour élaborer mon histoire.
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