Actualités :

Expo « Les Tuniques Bleues » au CBBD de Bruxelles

- 27/10/2016

À l’occasion de la parution du 60e tome de la mythique série Les Tuniques Bleues, musée de la Bande Dessinée de Bruxelles organise une exposition qui lui est consacrée dans la Gallery jusqu’au 7 janvier 2017.

Le vernissage de l’expo a eu lieu en présence de Willy Lambil et des auteurs de l’album
« Des histoires courtes des Tuniques Bleues par… »
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Souvenirs en images !

Lambil entouré de quelques auteurs des Histoires courtes des Tuniques Bleues

De gauche à droite depuis le haut sur la photo de groupe : Renaud Collin, Denis Bodart, Thierry Gloris, Sti, Lambil, Joris Chamblain, Olivier Dutto, Aimee De Jongh, Benoit Bekaert, Olivier Schwartz, Munuera, Atlas Axis, Olivier Frasier et Denis Lapière.

LambilJulien Papelier (Directeur Général Dupuis) , Lambil et Sergio Honorez (Directeur Éditorial Dupuis)Thierry Tinlot (ancien rédac' chef du Journal Spirou) et LambilQuelques planches des "Histoires courtes des Tuniques Bleues par..." exposées au CBBDQuelques planches des "Histoires courtes des Tuniques Bleues par..." exposées au CBBD

Centre Belge de la BD, 20, rue des sables, 1000 Bruxelles

Interviews :

Les Tuniques Bleues : 60 albums, une consécration !

- 26/09/2016

Les Tuniques Bleues, tome 60

Infatigable Raoul Cauvin ! Même s’il a pris sa retraite comme employé des Éditions Dupuis en septembre 2013, le scénariste reste, à 78 ans, très actif… Ce nouvel épisode des Tuniques bleues en est la preuve, qui multiplie les clins d’oeil à l’intention des lecteurs fidèles de la série. Rencontre avec le scénariste prolifique…

Tu évoquais à la fois la richesse d’une période historique comme la Guerre de Sécession, et la difficulté de trouver à chaque fois une vraie bonne idée de scénario.

J’ai la chance d’avoir un éventail de lecteurs très différents pour Les Tuniques bleues. Je continue à recevoir du courrier de ces lecteurs, et certains me signalent des anecdotes historiques qui m’inspirent. Je viens de terminer le scénario du 61e album, dont l’idée de départ m’a été donnée par un lecteur. Quand ça titille mon imagination, je vais vérifier les sources, les dates, et puis je me lance.

Pour construire un nouveau scénario, tu gardes ta bonne vieille méthode de t’allonger sur ton canapé ?

Non, j’ai troqué le canapé contre la chaise longue… Parce que sur le canapé, j’ai tendance à m’assoupir ! Alors que sur la chaise longue de mon bureau, si je m’endors, je glisse et je tombe !

Une fois que tu te lances, tu ne t’interromps jamais pour alterner avec l’une ou l’autre de tes séries ?

Non, quand je travaille sur un scénario des Tuniques bleues, c’est en continu. Si je procédais par séquences, si je faisais des pauses dans mon écriture, j’aurais peur d’être victime de changements d’humeur ou de contraintes extérieures. J’aime autant travailler sur un 44 planches tant que je me sens le même ! Or, une fois que j’ai réuni ma documentation et toutes mes notes préparatoires, l’écriture du découpage proprement dit va assez vite. Ça prend trois ou quatre semaines. Mais j’essaie toujours de ne pas l’interrompre. Par contre, pour une histoire courte de Cédric ou un gag de Pierre Tombal, le processus est tout différent.

Les Tuniques Bleues, tome 60 : crayonné de la première caseLes Tuniques Bleues, tome 60 : la première case terminéeLes Tuniques Bleues, tome 60 : recherche de personnagesLes Tuniques Bleues, tome 60 : crayonnéLes Tuniques Bleues, tome 60 : crayonné

(suite…)

Interviews :

Les Tuniques Bleues 59 : L’étonnant William Pendleton

- 13/08/2015

Les Tuniques Bleues, tome 59
Dans la saga des Tuniques Bleues, Raoul Cauvin s’amuse souvent à introduire des personnages historiques. Dans ce 59e album, on découvre un personnage étonnant : William Nelson Pendleton, un prêtre devenu soldat… Explications.

« Le point de départ de cette histoire ?, explique Raoul Cauvin. J’étais un jour à une réception, et un des convives s’est adressé à moi en me disant : « Tiens, je connais une anecdote qui va peut-être vous intéresser. » »
La teneur de l’information ? L’existence, pendant la guerre de Sécession, d’un certain William Pendleton, pasteur de l’Église épiscopale qui s’engage dans l’armée confédérée, prend le commandement d’une batterie d’artillerie et désigne ses quatre canons par les noms des évangélistes : Luc, Jean, Marc et Mathieu !

« Quand on m’a raconté cela, je n’y croyais guère : ça semblait tellement ridicule !, s’esclaffe Raoul. Une fois rentré chez moi, j’ai surfé sur Internet pour prendre des renseignements sur ce Pendleton : tout cela était vrai ! C’était trop beau ! C’est presque Les Canons de Navarone ! »

William Nelson Pendleton est un pur produit de l’éducation wasp (white anglo-saxon protestant) du Sud des États-Unis. Il naît en 1809 près de Richmond, dans l’État de Virginie. Il grandit dans une plantation du comté de Caroline, propriété de ses parents, Edmund et Lucy Pendleton. En 1826, il est envoyé à la prestigieuse école militaire de West Point, dont il sort quatre ans plus tard, classé cinquième sur 42 cadets.
En 1831, il retourne à West Point enseigner les mathématiques, une matière qui le conduira d’abord à prendre un poste à l’Université de Bristol, en Pennsylvanie, et ensuite à l’Université de Bristol, dans le Delaware. En 1838, il est ordonné prêtre épiscopal et, deux ans plus tard, prend la direction du lycée épiscopal d’Alexandrie, en Virginie. Pendant la décennie qui suit, il déménage fréquemment pour servir dans différentes paroisses.

Quand la guerre de Sécession éclate en 1861, William Pendleton a cinquante-deux ans, et choisit tout naturellement la cause confédérée. Le 1er mai, il est désigné capitaine de l’artillerie de Virginie. Il y commande une batterie de quatre canons, la Rockbridge Artillery, les dénommant « Luke, John, Mark and Matthew » !
Le 2 juillet, il participe à la bataille de Falling Waters, avec succès. Le 13, il est promu colonel, et reçoit plusieurs blessures à la bataille de Bull Run. Mais son étoile pâlit en 1862 à la bataille de Shepherdstown : mandaté par le général Lee pour défendre les positions sur les rives du Potomac, il perd le contrôle de la situation. La rumeur amplifie l’étendue de son échec ; Pendleton devra subir l’enquête d’un tribunal militaire sur ses agissements précis lors de cette bataille. Pendant les deux dernières années du conflit, ce prêtre-soldat se verra cantonné dans des tâches essentiellement administratives. Il n’a jamais oublié sa vocation première pendant toute la guerre et ne cessera de prêcher auprès de ses troupes. À la fin de la guerre de Sécession, lors de la défaite du Sud, Pendleton, avec l’armée du général Lee, se rendra le 9 avril 1865. Au tribunal d’Appomattox, il sera libéré sur parole et retournera à Lexington, en Virginie, où il tiendra le rectorat de l’église baptiste de la Grâce jusqu’à sa mort en 1883, à l’âge de 73 ans.

William Pendleton en chair... et au crayonCrayonné de Lambil pour Les Tuniques Bleues, tome 59Crayonné de Lambil pour Les Tuniques Bleues, tome 59Crayonné de Lambil pour Les Tuniques Bleues, tome 59Crayonné de Lambil pour Les Tuniques Bleues, tome 59

« Quand j’introduis un personnage historique dans Les Tuniques Bleues, je veille toujours à savoir comment il est mort : s’il est mort pendant la guerre de Sécession ou plus tard, explique Cauvin. Cela influence évidemment sa présence dans mon récit. Ici, Pendleton a eu une vie après la guerre ; c’est important, je dois en tenir compte. »
Mais grâce à l’ami Raoul, on connaît désormais un épisode inédit de la vie de William Pendleton : sa rencontre avec Blutch et Chesterfield !

Les Tuniques Bleues, Tome 59 : « Les quatre évangélistes » par Lambil et Cauvin (Parution : 30 octobre 2015).

Exclu ! :

Les Tuniques Bleues 59 : planches et crayonnés

- 26/01/2015

Alors que paraîtra prochainement le premier volume de la série « Les Tuniques Bleues présentent… » consacré aux Grandes Batailles (Parution : 27 février), Willy Lambil avance déjà à pas de géants sur le prochain album des Tuniques Bleues, le tome 59, scénarisé par Raoul Cauvin.

Lambil est d’ailleurs passé déposer quelques planches et crayonnés à la rédaction du Journal de Spirou ce matin.

Avant-première - Éditions de prestige :

Tuniques Bleues 57

- 4/10/2013

Les Tuniques Bleues, tome 57 : Édition de prestige, par Lambil et Cauvin

Comment !? Blutch et Chesterfield accusés de trahison ? Déclarés volontaires pour infiltrer un groupuscule esclavagiste qui menace la victoire du Nord abolitionniste, les deux héros doivent jouer les agents doubles. Et ils ne vont pas se ménager dans cette mission à haut risque !

Basée sur des faits historiques avérés, cette aventure des « Tuniques Bleues » s’inspire d’un épisode peu connu de la guerre de Sécession et quitte momentanément la ligne de front pour les forêts du Colorado. Espionnage et humour font bon ménage dans ce nouvel opus d’une série qui conserve toute sa fraîcheur et tout son piquant.

Les Éditions Dupuis vous proposent une édition de prestige de ce nouvel album , tirée à 400 exemplaires (+50 hors-commerce), numérotée et signée par les auteurs, dans laquelle planches crayonnées et encrées se font face. En supplément, un carnet de croquis inédit de 11 pages directement extrait des recherches de Willy Lambil.

Commandez l’édition de prestige du tome 57 des Tuniques Bleues dès maintenant !