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Les 20 indispensables de l’été 2017

- 21/06/2017

Bonne nouvelle ! Trois titres de notre catalogue font partie de la sélection des 20 indispensables de l’été de l’ACBD.

Il s’agit des albums Aire Libre « Le Coup de Prague » de Miles Hyman et Jean-Luc Fromental et « Jacques Prévert n’est pas un poète » de Christian Cailleaux et Hervé Bourhis ainsi que du tome 1 de la nouvelle série de Pascal Jousselin, « Imbattable».

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de découvrir ces albums, nous vous proposons de découvrir un extrait de chacun d’eux sur notre site.

Feuilleter : « Le Coup de Prague » / « Jacques Prévert n’est pas un poète » / « Imbattable »

Les indispensables de l'été 2017

Découvrez la liste complète des indispensables de l’été 2017 >>

Actualités :

À la rencontre de Jacques Prévert avec Cailleaux et Bourhis

- 23/09/2014

Visitez l’appartement de Jacques Prévert en compagnie de Cailleaux et Bourhis, grâce à France Inter via ce lien !

À la rencontre de Jacques Prévert

Exclu ! :

Cailleaux et Bourhis présentent 3 planches de « Prévert, inventeur »

- 24/06/2014

Le 19 septembre paraîtra le premier tome (sur trois) d’un biopic sur le célèbre poète. Signé Christian Cailleaux et Hervé Bourhis, cet album Aire Libre aura pour titre « Prévert, inventeur ».
En exclusivité, les auteurs vous dévoilent et commentent 3 planches.
Retrouvez cette présentation dans le BD Mag Fnac n°3 de septembre.

Planche 1 :

Prévert, inventeur de Cailleaux et Bourhis : planche 1

 

 

Bourhis : L’idée n’était pas de raconter la vie de « Prévert le poète bien connu », mais de se focaliser sur sa jeunesse. On a souvent l’image d’un Prévert vieux, la clope fatiguée au bec. Ici nous parlons du Prévert dandy, punk avant la lettre, imprévisible, fantasque, et déjà très créatif verbalement.
Et comme Christian est au dessin, ça me semblait normal de commencer l’histoire dans un port, celui de Constantinople, où Prévert fait son service militaire de manière tout à fait personnelle. Mais ça je vous laisse découvrir comment.
La dernière page de l’album reprend la structure de cette première page, sauf qu’au lieu d’un café turc, c’est un bar Parisien, 10 ans plus tard.
Une manière de boucler la boucle de sa vingtaine, la décennie durant laquelle Prévert s’est construit, a mûri, a rencontré les gens qui lui ont donné l’envie d’écrire.

 

 

 

 

Planche 40

Prévert, inventeur de Cailleaux et Bourhis : planche 40

 

Bourhis : Le Prévert jeune parlait énormément, improvisait, jouait avec les mots, provoquait sans cesse… C’était un personnage haut en couleurs, complètement libre, et qui fascinait déjà.
Rue du château, à Paris, Prévert inventa le principe du cadavre exquis, d’où le titre de l’album, « Prévert, inventeur ».
Il faisait partie des surréalistes, ce qu’on sait peu, pour la bonne raison qu’il n’écrivait encore rien à cette période ! C’est d’ailleurs pourquoi il était le chouchou d’André Breton. En effet, Prévert était brillant, mais ne travaillait pas et ne créait aucune oeuvre durable : La perfection surréaliste !
Breton a toujours gardé de l’admiration pour Prévert, le citant même des décennies plus tard dans son « Anthologie de l’humour noir ».

Cailleaux : Comment mettre Prévert dans des cases ?! L’envie de dérouler le récit sans contrainte en laissant les mots tendre le fil d’une image à l’autre m’est venue naturellement. Même s’il était toujours soucieux de son élégance, le poète et sa bande iconoclaste ne s’encombraient pas de règles eux non plus !

 

 

Planche 41 :

Prévert, inventeur de Cailleaux et Bourhis : planche 41

 

Cailleaux : J’ai dessiné à l’encre de chine et à la plume, puis coloré les pages à la tablette graphique. L’outil informatique me donne une grande liberté pour tenter des harmonies et des contrastes que je n’oserais peut-être pas avec une technique traditionnelle. J’aime que la couleur soit un élément pleinement narratif, au même titre que le dessin ou le texte, et cette volonté est particulièrement utile pour cet album afin de garder la lisibilité et emmener le lecteur d’un image à l’autre dans ces séquences sans cadre.
C’était d’autant plus facile, qu’Hervé Bourhis est un conteur et un dialoguiste cultivé, plein de verve et de talent. Sans se laisser impressionner par les « monstres sacrés » que ce récit convoque, il leur a donné vie avec simplicité et délicatesse. Dès lors, je n’ai plus eu qu’à les animer.
J’espère que le lecteurs suivront, avec autant de plaisir que j’en ai eu, cette balade dans le Paris bohème du début du XXe siècle.