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Les Nombrils sont de retour dans le Journal Spirou !

- 29/11/2016

Oui, mais… Delaf et Dubuc ne sont jamais là où on les attend ! Pour ces retrouvailles avec Les Nombrils, ils ont choisi de revenir aux origines de la série. Quand Karine encore blonde et était martyrisée par ses copines. Cette période méritait bien quelques éclaircissements…

Les Nombrils par Delaf et DubucÀ la fin du tome 7, très dramatique, vous avez eu envie de revenir à des choses plus marrantes ?

Delaf : L’idée originale, c’était de faire une série à gags. Assez rapidement, on a fait évoluer les personnages, et plus jamais on n’a pu faire marche arrière. Alors que la base des Nombrils, c’est la grande Karine qui se fait malmener par ses deux chipies d’amies ! Il nous restait plein de chouettes gags qu’on n’avait pas eu l’occasion de développer parce que l’histoire prenait beaucoup de place.

Dubuc : On voulait revenir à cette dynamique du trio qui avait basculé au tome 4 avec le changement de Karine. On avait aussi envie de retrouver des personnages un peu disparus, comme John John ou Dan.

On vous soupçonne de prendre du plaisir à faire souffrir cette malheureuse Karine.

Delaf : Non, faut pas croire, Jenny et Vicky s’en prennent beaucoup aussi dans ce nouvel album ! C’est un équilibre différent du tome 1 où seule Karine s’en prenait plein la tronche !

Dubuc : Maintenant que les lecteurs sont rassurés sur l’avenir de Karine – et nous aussi ! –, on peut se permettre cette récréation et ce retour à l’univers de base pour s’en amuser encore plus.

Avec ce retour dans le passé, vous n’avez pas eu envie d’aller plus loin, dans l’enfance des personnages par exemple ?

Delaf : On n’a pas fait cet album, « Premières Vacheries » (parution : mai 2017), pour raconter la genèse de leur amitié, mais par petites touches, on révèle des éléments de leur passé. Il y a un gag par exemple où l’on voit Karine et Jenny petites filles à l’école.

Dubuc : On s’est interdit de retomber dans des histoires trop complexes, ce qui est notre tendance naturelle. Là, on voulait une absence de contraintes.

Les Nombrils par Delaf et Dubuc

Vous êtes quand même durs ! Vous nous avez laissés avec un suspense de malade, et il va falloir attendre !

Dubuc [Rires] : Eh oui ! La vie est cruelle ! Pour nous, Les Nombrils est une série qui aura une conclusion. On a toujours prévu une dizaine d’albums. Comme on a fini le septième, on doit commencer à envisager les retournements finaux. La suite sera d’un seul bloc et ça devient complexe. Donc ça prend un peu plus de temps que les albums précédents.

Delaf : On exploite les forces de notre duo. Moi, ma force, c’est le gag. Et c’est Maryse qui gère la grande histoire sur le long terme. Donc pendant que Maryse réfléchit aux trois prochains tomes, je m’amuse avec ces « premières vacheries », même si, évidemment, Maryse y participe et rebondit sur mes gags.

Maryse, ça veut dire que tu connais déjà la fin des Nombrils ?

Dubuc : On a quelques événements principaux, mais ce n’est pas encore écrit. Je m’y mets en ce moment. Dans ces trois albums, il se passera beaucoup de choses.

Delaf : Il y a certains événements de la vie des personnages qu’on connaît déjà. Pour tout te dire, la fin du tome 7 devait être la fin du tome 9, on s’est nous-mêmes un peu piégés. Je ne sais pas comment Maryse va s’en sortir ! [Rires]

Pour le dessin, comment ça se passe entre vous ?

Delaf : Le dessin, c’est moi. Maryse ne dessine pas, mais elle intervient sur le découpage. Elle a toujours un regard très juste sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Et elle a beaucoup de solutions pour que le gag soit plus fluide et que la narration marche mieux.

Dubuc : Je regarde vraiment les images de Marc comme une lectrice, je les relis en me demandant si les attitudes collent avec l’histoire, si les perspectives permettent de faire passer l’émotion voulue. Mais le metteur en scène, c’est Marc.

Les Nombrils par Delaf et DubucLes Nombrils existent depuis onze ans. Comment les avez-vous créés ?

Dubuc : À la base, j’écrivais des romans pour adolescents. Les Nombrils devait être l’histoire d’un de mes romans dont Marc aurait illustré la couverture. Assez rapidement, l’idée s’est transformée, parce qu’on a eu l’opportunité de travailler pour un magazine de BD chez nous, au Québec. Dans mes romans, il y avait toujours beaucoup de drame et un peu d’humour. Là, on a inversé les proportions. Jenny et Vicky étaient les deux personnages présents dès le début. Karine est arrivée par la suite car on avait besoin d’un faire-valoir. Et le titre, Les Nombrils, ça vient de « nombrilisme ».

Vous vous attendiez à un succès pareil ?

Dubuc : Non, on était même persuadés que les gens allaient détester à cause du ton mordant qu’on avait choisi. On pensait que les adolescents, et surtout les filles, n’allaient pas aimer. Et c’est l’inverse qui s’est produit !

Delaf : C’est très bizarre. Au Québec, c’est peu courant de faire de l’humour vache. On imaginait faire deux, trois albums. Jamais on n’aurait pensé rencontrer le succès.

Bon alors : la suite de l’histoire, c’est pour quand ?

Dubuc : Le plus rapidement possible ! [Rires]

En savoir plus : Les Nombrils par Lien :
Delaf et Dubuc.

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